05.10.2009

05.10.09 > La Transylvanie: ses vampires et ses collectionneurs.

 




HS418-0_1.jpg « C’est bien à n’en pas douter le cœur du 17e siècle des Pays-Bas du Nord, c’est-à-dire des régions d’Amsterdam, de Delft ou de Haarlem, qui constitue l’épicentre de l’art flamand, comme le pôle où convergent les regards. »

De Pieter Bruegel, dans son rôle de paysagiste inspiré, à Hans Memling, le fabuleux portraitiste, jusqu’à David Teniers avec ses scènes de genre, aussi réalistes que poétiques, la compilation de tant de chefs d’œuvres permet sans doute de qualifier l’exposition de véritable hommage à ces magiciens du Nord.

C’est dans le décor délicat du somptueux musée Jacquemart-André que sont exposées une quarantaine de pièces toutes aussi uniques, hautes en couleurs, profondes et sensibles. Une collection peu importante quantitativement mais qui invite le visiteur à apprécier plus intensément le temps de quelques instants la qualité de chacune des pièces et si cela était possible de pénétrer dans chaque tableau et d’en gouter la délicatesse.

A l’origine, un homme, Samuel Von Brukenthal (1721-1803), conseiller et ami intime de l’impératrice d’Autriche Marie-Thérèse. Mécène au grand cœur, il fit de sa collection l’une « des plus belles de Vienne » riche de plus de 16000 livres et de 1200 tableaux signées des grands maîtres flamands, italiens, allemands, français.

Entre les pièces maitresses de l’exposition que vous découvrirez, à  l’instar du Massacre des Innocents à Bethléem de Brueghel le Jeune, où les petites scénettes au cœur du thème principal se font écho dans une composition riche et détaillée ; l’homme au chaperon bleu de Jan Van Eyck, soucieux du réalisme de la représentation de cet homme tendant une bague a sa fiancée ; laissez moi plutôt vous présenter des coups de cœurs, véritables plaisirs des yeux.

La chasse au cerf de Roelandt Savery, vers 1619 : une composition aux couleurs chatoyantes et chaleureuses, peignant un cerf chassé enrobé d’une aura lumineuse, majestueux et élancé, loin des chiens endiablés qui le poursuivent. Le thème, presque romantique avant l’heure reprend les contrastes de la nature accueillante mais traitresse.

Le soldat à sa fenêtre fumant la pipe, de Frans Van Mieris, de loin un des plus époustouflants, petit de format, mais d’une expression si délicate, représentant un homme souriant, bourrant sa pipe de l’annulaire, sa plume de chapeau au vent, sous une écharpe de vignes auréolant sa fenêtre.

Enfin, à tout seigneur tout honneur, l’ ecce homo de Titien. Difficile de faire original quand on s’attaque à un sujet aussi érodé que celui du Christ. C’est ici que le génie opère. Bien souvent représenté plein d’humilité et de modestie, c’est là un Christ fier mais pourtant aimant, tête relevée mais regard baissé, les yeux humides et attristés, mais où la gloire transparait. La multiplicité des expressions condensées dans un seul regard ferait pâlir le meilleur des photographes.

Du religieux au profane, des scènes de tavernes aux portraits de princes, l’art flamand se distingue par la polyvalence des thèmes, par l’inépuisable richesse des sujets qui invitent le visiteur à la contemplation. Délicieux.

P-A.V

Musée  Jacquemart-André

Jusqu’au 11 janvier 2010

158 bd Haussman

 

26.05.2009

Tremblement et stupeur / Obama prisionnier de guantanamo / Du devoir d'achat

# TREMBLEMENT ET STUPEUR Quand la Corée du Nord se fait bruyamment remarquer

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Aujourd'hui, la terre a tremblée en Corée du Nord. Cette information n'aurait pas transpiré du pays-bunker géant, transmit dans la famille Kim comme une maison de famille depuis 1945 si les russes, toujours attentifs à leur "étranger proche" n'avaient remarqué la forte magnitude de 20 kilotonnes d'équivaent TNT.

Et pour cause : il s'agissait d'un essai nucléaire. Car le "cher leader" nord coréen n'est pas du genre à remuer la terre pour rien, il s'agit aussi de faire trembler le monde. Et la stupeur est au rendez vous: plus de quarante pays protestent, y compris la Russie et surtout la Chine pourtant gateuse d'ordinaire avec son petit frère communiste.

Cela ne fait maintenant aucun doute que la Démocratie Populaire possède des armes nucléaire, qu'elle pourra défendre au vue de son essai concomitant d'un missile sol-air. Mais l'utilité d'un essai nucleaire au pays le plus figé du monde est aussi de faire trembler l'interieur au sens figuré cette fois. En effet, le jeune Kim Il Un, Puîné mâle de la race devrait bientôt succéder à son père incessament en tant que premier ministre et chef des armées, la mort de celui ci pouvant survenir à tout moment.

Pour ceux qui ne seraient pas familiarisés avec la conception coréenne des institutions et qui seraient étonnés que le poste de Président ne soit pas compris dans l'héritage, nous préciserons que le président en exercice est toujours Kim Il Sung (LE founding father à la communiste), règnant de son mausolée, assuré de son indépendance par la constitution qui le désigne nommement comme "président pour l'éternité". En tout cas, le Premier ministre de la Corée du Nord est pour le moment en pleine forme et veut le prouver, reste à savoir s'il se contentera de l'être à vie ou si lui aussi voudra demeurer le second de son pere pour l'éternité.


# OBAMA PRISONIER DE GANTANAMO

02389015598-obama-a-demande-la-suspension-des-procedures-judiciaires-guantanamo.jpgPremier revers de taille pour le 44eme Président des Etats Unis, le congrès refuse de fermer Guantanamo Bay, la prison internationale pour les suspects présumés de terrorisme . Se livrant à un vibrant plaidoyer devant le Congrès, il insista sur le fait que sans clore les portes du pénitentier, l'Amerique ne pourrait décemment faire la morale au monde entier encore longtemps et que nourrir la rancune nourissait aussi les rangs de ses ennemis. Mais les "Yes we can", même sous-entendus, commencent à irriter les représentants du peuple qui ne sont pas aussi coeur d'artichaut que celui-ci. Face à la politique du juste milieu se dresse du fond des ages Dick Cheney, neo-neo conservateur. Celui-ci déclare: "dans la lutte contre le terrorisme, il n'y a pas de juste milieu. Les demi-mesures vous laissent à demi-exposées."
Mais que les patriotes ne s'inquiètent pas trop, leur président, même s'il parvient à ses fins a promis de libérer certains détenus contre lequel il n'y a pas de preuves, mais qui demeurent un danger, resterons peut être à vie sans jugement dans des prisons américaines de haute sécurité. L'un d'eux avait douze ans lors de son arrestation, il en a dix neuf aujourd'hui et il ferait bien de s'armer de patience...
Tout ça, plus les Israeliens qui refusent de démanteler la prison de "Gaza Bay", les établissements pénitentiaires ne sont finalement pas si faciles à fermer.

# DU DEVOIR D'ACHAT

Nouvelle idée du gouvernement pour renforcer le pouvoir d'achat des fançais, suivez le raisonnement: ces cons n'achettent plus de voitures par ce qu'ils sont dans le rouge, il faut donc qu'il en rachete; pour etre surs qu'ils en rachètent, il faut qu'ils y soient obligé; pour les obliger il faut qu'ils n'en ai plus; pour qu'il n'en aient plus nous allons........... leur prendre leurs voitures ! Et le tour est joué. Les gens roulant sans permis se ferons confisquer leur voiture sans compensations, laquelle sera revendue au profit de l'état . C'est vrai quoi, des revenus taxés à 50% en moyennes, ça ne nourrit pas son homme.

 

26.05.09

24.05.2009

> Expo Aérosole Musique by Jonathan Elhaik

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Oublions les tableaux classiques, neo classiques, baroques et autres canons de l’art. Il faut vivre avec son temps diront les uns, la vraie intelligence est de s’intéresser à tout prétexteront les autres. 
Une chose est sure, c’est que le vernissage de l’exposition de Jonathan Elhaik, « aérosol musique » suscite pour le moins la curiosité, et quelle agréable curiosité. Si je vous dit aérosol, un cerveau étroit pourra comprendre tagueur du RER A. Détrompez vous. L’art est partout à qui sait manier le pinceau, en l’occurrence la bombe. 
J’ai envie de dire on aime ou on aime pas, ce qui reviendrait a vous planter là sans m’expliquer. 
En mêlant élégance et esprit ghetto, une des œuvres de Jonathan Elhaik présente les daft punk , surmondialement reconnaissables à leurs casques multicolores, l’un cravaté les bras le long du corps, l’autre cigare à la main droite, en blouson rose pâle, autant vous dire que tout de suite le mot tagueur sort de votre vocabulaire. La pièce maitresse de ce tableau est surement les deux casques, reluisants et sans faire de l’éloge pour de l’éloge, sacrément bien réussis. 
Passons à un autre tableau. Le roi de la pop par exemple, chapeau incliné, bras levé doigt tendu, le visage sombre, sur fond arc en ciel, le laissant presque en mouvement. 
Un Jimmy Hendrix taille extra large, fumant. D’un réalisme d’autant plus méritant que faire les traits d’un visage avec un pinceau fin, reconnaissez que c’est autrement plus simple qu’avec une bombe d’aérosol qui vous envoie de la peinture dans un rayon de 5cm. Tout un art me direz vous…he bien voilà, alors on est d’accord. 
Je vous laisse le loisir de découvrir les autres tableaux par vous mêmes. S’il s’agissait de donner un avis sur cette expo, il faudrait simplement soulever que l’ambiance ghetto séduit et qu’on se prend à imaginer un de ces tableaux chez soi. Comme c’est bourgeois. 
A voir. 

« Aerosol Musique »
By Jonathan Elhaik, 
Du 14 mai au 3 juin
Galerie Absoluty
3 rue Eugène Varlin, 7510 Paris


P-A.V, le 15/05/09